2026 est la quatrième année du projet « ENVISAGER L’INTIME ».
« Envisager l’intime » c’est aussi le nom d’un trypique de spectacle
dont les deux premiers « Treize » et « A Love Suprême »
sont sortis au printemps 2025 et ont joué au festival d’Avignon 2026.
Les médiations artistiques et rencontres en marges des résidences
ont été riches et nous continuons cette année notre recherche
autour du troisième volet en allant vers un public de personne agées,
notament les femmes de plus de 60 ans.
De 2023 à 2027 nous avons choisi de travailler sur l’intime comme état de sensibilité à soi,
sur les moments de bouleversement appelés « crises » que nous croisons dans une vie
et sur ce que cela nous raconte du monde dans lequel nous vivons
et des luttes que nous avons envie d’y mener.
Une envie de regarder avec une tendresse toute politique ces périodes de la vie où,
se sentant plus que jamais enfermé·es par les normes sociales,
nos corps ont besoin d’être réconfortés, nos esprits rassurés…
La place que nous donnons aux regards des autres, requestionnée…
Et les injonctions sous lesquelles nous ployons, remisent à leur place.
Une façon de faire une place à ces vagues d’émotions qui vont et viennent dans nos vies
et nous donnent parfois envie de tout lâcher ou au contraire de nous révolter et de nous battre…
Une manière de cultiver et d’honorer nos tentatives pour s’en défaire et s’en émanciper.
Intime (déf) : Qui correspond à la réalité profonde,
à l’essence d’un être conscient.
Les corps sont le miroir d’une société, de ses contradictions,
de ses aspirations, de ses dysfonctionnements.
Les usages sociaux du corps racontent la culture.
Interroger les femmes à travers les âges sur le rapport à leur corps
c’est aussi interroger le travail, la culture, la société et son évolution,
la famille, la mémoire, les oppressions…